Nouvelle créatrice

Auguste Bijoux

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Grenobloise d’origine mais Marcquoise d’adoption, Carolaan décide de lancer sa marque de bijoux au printemps 2020. Mais alors pourquoi Auguste ? Il s’agit du prénom de son grand-père maternel, Auguste-Max, qui a toujours rêvé de voir ses petits-enfants s’épanouir dans des métiers artisanaux prestigieux. Quel bel hommage que Carolaan lui rend aujourd’hui ! 

La créatrice récupère des chutes de céramiques d’artisanes de la métropole lilloise et leur donne une seconde vie en les taillant, polissant, coupant… tout est réalisé à la main dans son atelier situé à Marcq-en-Barœul (59). Cette éco-sensible adresse ses créations à ceux qui sont réceptifs au local, au fait-main, à l’upcycling et aux bijoux à l’esprit moderne et minimaliste. 

 

Interview de Auguste Bijoux par Le Showroom by…

Qui êtes-vous ?
Je m’appelle Carolann, grenobloise de naissance et Marcquoise d’adoption depuis deux ans. Multifacettes car une formation de juriste, des postes de juristes dans divers cabinets, photographe de mode également, éco-sensible et passionnée par l’artisanat.

Depuis quand avez-vous commencé à créer ?
Pour le projet Auguste, j’ai commencé les véritables test techniques en novembre 2020, après la fin de mon CDI en cabinet d’avocat. Le projet en lui-même a commencé à naître dans ma tête au printemps 2020.

D’où vient le nom de votre marque ?
Auguste est le prénom (Auguste-Max) de mon grand-père maternel, immigré sicilo-tunisien, qui m’avait il y a longtemps avec mon petit frère partagé son rêve de voir ses petits enfants exercer des métiers artisanaux prestigieux, comme souffleur de verre, ébéniste, potier, etc… Travailler des bijoux en céramique, c’est ma manière à moi de lui faire un petit clin d’œil (et il en est tout ému!)

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir créatrice ?
L’indépendance, la possibilité de gérer son emploi du temps, donc la liberté, mais avant tout, les possibilités infinies de pouvoir sortir des créations physiques de projets qui existaient auparavant dans ma tête.

Comment réalisez-vous vos créations ?
Je récupère des chutes de céramiques d’artisanes locales (30km autour de Lille maximum) qui sont pour elles des invendables, et je leur donne une seconde vie en les taillant, polissant, coupant… jusqu’à atteindre la forme que je souhaite. Les apprêts (métaux précieux) sont sourcés quant à eux en France. Tout est réalisé à la main dans mon atelier situé à Marcq, du dessin d’inspiration jusqu’à la finition et au packaging.

Où trouvez-vous l’inspiration pour créer ?
Le plus souvent, dans les couleurs des céramiques que je récupère. J’adapte la création en fonction de ce que la colorimétrie m’inspire.

À qui s’adressent vos créations ?
À un public “jeune” et éco-sensible, puisque les créations sont vendues à l’unité ou en paire, sont unisexe, et sont surtout recyclées en grande partie.